Témoignages et récits

 

« Deux collines hémisphériques arrondies comme au compas, couvertes d’une herbe rase comme velours… »

Les buttes des Demoiselles, qui surplombent La Grave décrites par le frère Marie-Victorin, en 1920.


«Sur La Grave, il y avait autant de petits magasins d’un côté comme de l’autre. On pouvait sauter sur les magasins pendant longtemps sans jamais toucher terre.» 

Le tour des cantons


Entre 1840 et 1900, la navigation à voile a atteint son apogée dans le monde. Les grands bâtiments sillonnent le Golfe Saint-Laurent par milliers, aussitôt la débâcle des glaces, croisant sur leur chemin les petites embarcations des pêcheurs, les chasseurs de loups-marins et les goélettes de transport régional.  Les anciens parlaient de forêts de mâts aux abords des Îles dans les eaux calmes de la Baie de Plaisance ou bien dans les grandes baies intérieures du Havre-aux-Maisons et de la Grande-Entrée.

(source : Les mémoires de J.E. Bernier, Les quinze, éditeur, 1983 (copyright, 1939, Le Droit


« Les salines des pêcheurs étaient bâties à peine six pouces une de l’autre. Les jeunes s’amusaient à sauter sur les toits et à jouer des tours pendables, comme boucher la cheminée en tôle avec de l’herbe à outarde […] sur un lot, tu pouvais avoir jusqu’à trois bâtiments alignés. Le dernier touchait l’eau, fallait le bâtir sur pilotis. »

(Extrait : Le grand chemin, morceaux choisis du patrimoine madelinot, Corporation Arrimage / Municipalité des Îles-de-la-Madeleine)


« Il y avait tout le temps une forte odeur de poisson frit sur la Grave. En général, la jeune cook était une des filles de ces pêcheurs-là. Nous autres, on rendait des services, apporter de l’eau, par exemple, de l’un des deux puits […]. En retour, on avait des récompenses, un morceau de tarte aux pommes et l’espoir de fréquenter l’une d’elles… » 

(Extrait : Le grand chemin, morceaux choisis du patrimoine madelinot, Corporation Arrimage / Municipalité des Îles-de-la-Madeleine)